Tridandisvami Sri Srimad Bhaktivedanta Narayana Maharaja
Extrait d’un darsana donné à Paxton (Australie), le 25 février 2002
Sanjaya Dasa, un jeune garçon, pose une question: Gurudeva…
Srila Narayana Maharaja: oui?
Sanjaya Dasa: il est dit qu’un jour, une femme de brahmana a mangé un morceau de viande de vache et qu’une partie de cette chair s’est transformée en carotte, une autre est devenue l’ail, une autre l’oignon, et le sang a pris la forme des lentilles rouges. Cette histoire est-elle vraie?
Srila Narayana Maharaja: c’est tout à fait vrai, c’est pourquoi on ne doit pas manger ces choses là. Ce qu’a écrit Vyasadeva est authentique (voir NOTE). Vyasadeva connaît le passé, le présent et le futur. Il était capable de voir les qualités présentes dans chaque entité. Par exemple, la Bhagavad-gita décrit les natures sattvika (relevant de la vertu), tamasika (de l’ignorance), rajasika (de la passion) de différentes personnes, plantes, aliments, activités, connaissance, etc.
Vyasadeva pouvait voir ce qui est favorable à la bhakti et ce qui lui est défavorable. Il vit que les oignons sont de nature tamasika (dans le mode de l’ignorance), car les oignons ont toutes les qualités présentes dans la viande de vache, et le fait d’en consommer donne cette même avidité de recherche de plaisir des sens et une certaine violence. Dans sa méditation, Vyasadeva a vu également que l’ail venait des os de cette vache. L’ail a des qualités qui placent la personne qui en mange dans le mode de l’ignorance. Vous ne devez pas en consommer.
Nous devons suivre les instructions de Vyasadeva. Sinon, les mêmes conséquences et mauvaises qualités que celles d’avoir consommé de la viande de vache, des os, etc., se manifesteront en nous. Cela a été expliqué dans les sastras et, qui plus est, confirmé scientifiquement.
Ma requête est que vous connaissiez le but de l’existence, même si vous n’êtes pas encore qualifiés pour l’atteindre. Soyez sincère comme l’oiseau cataka qui est prêt à mourir sans eau plutôt que de boire une goutte provenant d’un réservoir, d’un étang, d’une rivière, de l’océan, du Gange ou de la Yamuna. Il regarde toujours vers le ciel. Il ne boira pas pendant toute une année s’il est obligé, car il ne boit que pendant la période de la constellation svati, qui ne dure qu’une semaine ou deux.
Un véritable sadhaka, rare et fortuné, est de ce calibre. Il pense: "Je ne veux servir que Rupa Manjari. Je veux seulement être une dasi de Rupa Manjari".
Sripada Madhava Maharaja:
adadanas trnam dantair idam yace punah punah
srimad-rupa-padambhoja-dhulih syam janma janmani
"Cette âme déchue se tient avec une paille entre les dents et supplie sans cesse d’atteindre la poussière des pieds de lotus de Srimad Rupa Gosvami, vie après vie." (Sri Raghunatha Dasa Gosvami, Sri Dana-keli Cintamani 175)
Srila Narayana Maharaja: srimad-rupa-padambhoja-dhulih syam janma janmani. Je veux être une poussière sous les pieds pareils au lotus de Srimad Rupa Gosvami, vie après vie.
Edition: Syamarani Dasi
Traduction: Krishna-bhakti Dasi
Correction: Syamananda Dasaw
NOTE: citation de Sripada Madhava Maharaja, serviteur de Srila Narayana Maharaja:
Des scientifiques américains ont découvert dans leurs laboratoires qu’il existe 21 différentes sortes de poisons lents dans la viande de vache et dans les oignons, ce ne sont donc pas des aliments innocents. Dans le Satya-yuga, les rishis accomplissaient des sacrifices pour le bien-être de tout l’univers. L’un se nomme gomedha (sacrifice d’une vache), l’autre asvamedha (sacrifice d’un cheval). [Comme nous allons le voir, cela prouve aussi l’efficacité de la récitation des mantras védiques prononcés pendant le sacrifice.] Une très vieille vache ou un très vieux cheval était sacrifié, découpé en morceaux et placé dans le feu. Ensuite, les rishis prononçaient des mantras et le même animal réapparaissait dans un jeune et très beau corps.
Une fois, un rishi était sur le point d’accomplir un sacrifice gomedha. Sa femme, qui était enceinte, avait très faim et avait entendu dire que si une femme enceinte ne satisfait pas une envie, le bébé bavera toujours, ce qui serait un problème pour la mère comme pour l’enfant. La femme du rishi avait, à ce moment, un très fort désir de manger de la viande, alors elle attrapa furtivement un morceau de la chair de la vache offerte en sacrifice. Elle le cacha dans l’intention de le manger plus tard. Le rishi termina le sacrifice et prononça les mantras pour que la vache revienne à la vie. Mais lorsqu’il vit la jeune vache, il s’aperçut qu’il manquait un morceau sur son côté gauche. Il fut très surpris, car cela n’était jamais arrivé. Il entra en méditation et réalisa que sa femme avait pris un morceau de viande pendant le sacrifice.
Par l’effet des mantras prononcés par le rishi, ce petit morceau de la vache avait lui aussi repris vie. La femme, comprenant ce qui arrivait, rejeta aussitôt ce qu’elle avait caché au loin. Soudain, du sang de cette viande apparurent des lentilles rouges, des os apparut l’ail (l’ail et l’os d’une vache ont la même couleur), et la viande engendra les oignons et les carottes. C’est la raison pour laquelle les vaisnavas ne consomment jamais ces aliments, car ils appartiennent au mode de l’ignorance.
(Un dévot pourrait alors, à juste titre, se demander: "Pourquoi Srila Prabhupada a-t-il permis de manger des carottes si elles sont si mauvaises?" La réponse a été donnée par Prabhupada lui-même, à Boston en 1969: "Si je vous disais toutes les règles à suivre maintenant, vous tomberiez d’inanition. Alors il est préférable que vous suiviez d’abord les principes que je vous ai donnés et que vous contrebalanciez les écarts en chantant hare krsna." Il a aussi très souvent dit qu’il suivait les directives de son Guru Maharaja, à savoir d’inciter les Occidentaux à chanter en premier lieu hare krsna, et alors les règles se manifesteraient au fur et à mesure de leur progression dans le chant.)